Chapitre 1

Les Changements

*

Rome, 8h du matin, les gardes Suisse restent de marbre, le temps dehors était frais. L’hiver était rude et long pour tout le monde. Les stigmates des bombardements sont encore cachés par quelques centimètres de poudreuse malgré le mois d’avril. Le climat avait changé à la suite de l’explosion de 5 volcans en moins d’un an ; d’un volcan en Indonésie, le Sangeang Api, du mont Pavlov en Alaska, l’Etna, le Vésuve en Italie et le Python de la Fournaise à la Réunion sans parler du mont Fuji au Japon, le Bardarbunga en Island en septembre deux mille quatorze et de la soufrière en Guadeloupe. Tous se sont réveillés en six mois de temps et les coulées de lave ont duré plusieurs mois. Des populations déplacées par millions. En plus des autres catastrophes il fallait compter avec ces nouveaux exilés. De nombreux pays furent affectés et le nombre de morts ne cessa d’augmenter au fil des mois. Pendant cinq ans, les courants et les vents avaient dévié changeant le climat par la même la face du monde à tout jamais. La météo avait foncièrement changé. Par la suite, les saisons s’étaient stabilisées.

            En Asie les pluies n’avaient de cesse dix mois sur douze et en Europe il n’y avait plus que deux saisons, un hiver long et glacial et un été timide et humide. L’Inde, le Pakistan, le Japon et les deux Corées avaient disparu dans l’effondrement de la plaque tectonique du Pakistan et les tremblements de terre ressentis jusqu’en France d’un coté et sur les côtes ouest Canada de l’autre. Le Canada lui, avait été peu touché par rapport au continent dans son ensemble. Malgré des secousses parfois violentes au niveau des Rocheuses ce pays étant dépourvu de volcans actifs. Les vapeurs et cendres venues d’Alaska ont eut une incidence sur la vie à l’ouest et au sud mais l’Ontario et le Québec avait été épargné. Une petite bande côtière à l’est de la province au lys avait disparu à la faveur du dernier tsunami mais la vie avait repris le long du Saint Laurent surtout autour de Montréal. Le reste du continent américain avait connu de nombreux changements. Outre le climat, les montagnes et les côtes, tout le globe dans son ensemble avait bougé. La Californie n’existait plus et Yellowstone était sous l’eau. La côte Est avait été submergé sur près de cent kilomètres, dans l’intérieur des terres et un grand nombre de citoyens américains avait péri. Le super volcan n’était pas entré en éruption mais l’humanité n’était pas à l’abri. Pas de super explosion mais un contournement des cours d’eau dû au nombreux tremblement de terre qui avait fini par remplir le volcan. Etrangement l’Amérique du sud avait peu bougé et les tsunamis n’avaient que très peu affecté la cartographie côtière du bas continent. L’Australie était à moitié submergée et aucune îles entre Sidney et la cote ouest de l’Amérique du sud n’avait résisté sauf une, l’Île de Pâques. L’Afrique a payé le plus lourd tribu que ce soit les différents tsunami sur ses côtes, la maladie, les tremblements de terre ou la guerre. Des dizaines millions de personnes mortes en quelques années. Même pendant cette courte période ils avaient continué à piller la corne comme si de rien n’était. Tout était matière à profits pour eux. La confédération de Russie elle, enregistrait des températures excessivement hautes pour cette latitude. Il n’était plus rare que des fermiers ou des mineurs fassent de nouvelles découvertes.

            Tous les chercheurs vous le diront nous manquons de temps. Mais peu vous dirons que nous traversons le temps et non l’inverse. Les mois passent, les années et seulement certaines personnes restent. Mon ami et collègue Sergei Antonov en faisait parti ; nous nous connaissions depuis un bon nombre d’année. Sergei s’occupait de fouilles en Sibérie. Plus précisément tout ce qui concerne les dossiers non classés de l’archéologie. En bref ce que l’on vous cache depuis plusieurs millénaire. Il avait été réquisitionné par le ministère de la culture sous couvert des services secrets russes. C’était un homme de taille moyenne avec une petite moustache brune. Il fumait des cigarillos directement importés de Cuba. Toujours habillé d’un complet beige, il portait toujours une écharpe rouge qu’un grand oligarque russe lui avait offert. Les cheveux mi-long en bataille, il posait parfois un chapeau en tissu sur sa tête pour avoir l’air plus sérieux. Nous étions en étroite communication depuis une dizaine d’années à la suite de découvertes en Sibérie remettant en cause notre évolution.

            Les représentants des grandes religions avaient crié au scandale avant de se ranger une à une derrière ce qui semblait être une preuve irréfutable. Des émissaires s’étaient rendus en Azerbaïdjan pour voir ses preuves. Un sommet sous haute surveillance volontairement Orchestré pour noyer le peuple sous de fausses informations. Seule l’Arabie Saoudite avait refusé cette découverte et refusait de valider cette nouvelle vérité sur l’évolution de l’homme. Darwin venait de se retourner dans sa tombe avec lui un grand nombre de scientifique, de politique et surtout de haut responsable religieux. Le bruit des cercueils aurait pu réveiller l’humanité mais pour chaque vérité les plus réfractaires trouvaient un argument stupide ou hors propos pour enfumer les téléspectateurs. Le KGB avait été ressuscité ainsi que ses méthodes barbares mais il y avait un point positif non négligeable à se retour ; grâce aux russes j’étais encore en vie. Par peur de voir la CIA profiter de ma mort et surtout de mes découvertes, ils m’avaient couvert. Ce n’était pas le Pérou et surtout la vie était rudimentaire mais je pouvais faire ce que je faisais de mieux ; chercher et trouver. Trois ans enfermé à étudier des artéfacts, des écrits vieux de dizaines de milliers d’années voir même plus ancien. Certains objets étaient datés au carbone 14 d’une date approchant le million d’année. D’autres objets irradiés étaient datés du début de la dernière air glaciére. Bon nombre de théories farfelues y trouvait une réponse. L’Air Glacière n’était qu’un Hiver Atomique. J’avais longtemps été sceptique mais les preuves étaient là, sous nos yeux. L’homme a toujours voulu savoir d’où il venait mais remettre en cause le dogme écrit eut été impensable. La religion a toujours veillé à notre méconnaissance de l’histoire. Savoir que l’existence de l’homme sur terre n’était en rien du hasard ou de la main divine ; en soit ce n’était pas une nouveauté. Découvrir qu’avant l’homme moderne il y avait eut des hommes doués d’intelligence au point de trouver une façon de transmettre leurs savoirs sur des millions d’années leur posaient un réel problème.

            C’était la deuxième fois que j’étais enfermé et finalement les prisons de la CIA n’avaient rien à envier aux prisons russes. Désormais les deux camps savaient mais chacun avait décidé sans se consulter de ne pas en parler. Aucune information n’avait filtré les premières années. Certains lanceurs d’alerte s’étaient eux-mêmes censurés de peur que la situation ne dégénère. Certaines informations valaient un prix exorbitant. Anomymous avait bien trouvé ici ou la des bribes d’informations sur des disques durs mais rien ne pouvait être vérifié. Même de très bons sites d’informations indépendants avaient creusé mais en vain. Je n’avais pas encore les éléments pour tout comprendre. Sergei avait de son coté bien avancé et à chaque conversation nous échangions précieusement nos nouvelles découvertes. A nous deux nous en savions plus que le KGB et la CIA réunit. Nous avions trouvé une façon de communiquer nos trouvailles par code. Nous parlions de nos grands pères respectifs. Tous deux soldats, l’un dans les forces françaises libres, soutiens de la première heure à De Gaule et l’autre dans l’armée Russe plus précisément un survivant de la bataille de Stalingrad.

            Leurs décorations étaient les artéfacts, les dates clés de la seconde Guerre Mondial représentaient des périodes prédéfinies dans le calendrier des astres et les personnages importants du conflit avait juste pour but de rendre crédible nos discussions. Chaque respiration donnait un nombre d’année bien précise que l’on calculait facilement grâce à une mètre à mesurer. Nous avions eut trois ans pour parfaire notre code et personne ne pouvait comprendre nos discussions. On se repérait sur une carte grâce au lieu important du D-Day qui correspondait à des points précis sur la mappe monde. Nous étions les seuls à pouvoir trouver la longitude et la latitude. Deux codes supplémentaires codaient nos découvertes en cryptant les données de façon linéaire.

            En ces temps tumultueux où la guerre faisait rage, une guerre de religion qui ne disait pas son nom. Les fanatiques de tous bords usurpaient son nom pour mettre en avant leurs guerres, poser des bombes devant des restaurants ou bien une des rares boutiques encore remplie de monde. Les pierres pleuvaient jusque dans la capitale romaine où la police avait fort a faire entre toutes les communautés armées. Le président du conseil avait appelé l’OTAN a l’aide et une motion avait été voté à la hâte au siège des Nations Unis à Montréal. Tous les sièges important avaient été déplacés à la hâte. Situés sur l’ile de Montréal devenue par dépit la capitale du nouveau gouvernement mondial et au grand dam des dirigeants états uniens qui pensaient il y a peu encore être les maitres du monde. C’est ainsi qu’en quelques jours la face du monde changeât. Paris fut la première puis Londres et enfin Washington à ce moment là je n’avais aucune connaissance de ce qui se passait. J’étais en Serbie à faire des fouilles autour de la Grande Pyramide et a vrai dire je m’en fichais royalement, j’avais d’autres soucis plus personnels. Entre les services secrets du Vatican et du Mossad qui cherchaient à m’éliminer et la CIA qui me finançait à des fins plus politique qu’archéologique. Tout ce petit monde jouait avec moi mais savait que j’étais proche de la vérité. Le Mossad avait financé l’attentat de Deauville ou avait périt la reine d’Angleterre, le président russe et français. Un joli coup les premières quarante huit heures mais après les médias avaient relayé l’info selon laquelle le gouvernement israélien avait participé au complot et la guerre était lancée. Un matin de juin de deux mille quinze la troisième guerre mondiale avait éclaté. Depuis la crise ukrainienne de deux mille quatorze les tensions étaient palpables entre les grandes nations.

            Plusieurs camps de manifestants un peu partout dans la ville avaient été vidé dans le sang. Une purge systématique planifiée et organisée mais cela n’avait pas découragé les survivants. Pendant des mois l’odeur de chair brulée remontait les rues. L’ordre avait été donné par un sombre général de l’OTAN qui rêvait de gloire tout cela au détriment de la population. Mais en sortant de sa résidence pensant pouvoir rejoindre le Vatican il avait été victime de plusieurs kamikazes et son corps, enfin ce qu’il en restait, avait été pendu non loin du Colisée. Quand les troupes de l’OTAN passaient là, elles ne pouvaient le rater, mais en aucun cas elles ne s’arrêtaient pour le détacher. Il était devenu le symbole d’une insoumission collective. Les soldats de l’OTAN savaient que la population s’était organisée et était maintenant armée, prête à en découdre.

            Depuis le début le saint siège avait joué un rôle d’apaisement et de médiateur. Non sans intérêts cachés. Un grand nombre de migrants de France, d’Allemagne, d’Europe du nord ou du Royaume-Uni avait rejoint la capitale italienne. Ils pensaient trouver la paix, beaucoup y laissèrent la vie. Même ses appels dominicaux ne changèrent rien, l’appel au calme de l’ONU… rien n’y avait fait, la politique du pire était en marche… Peu étaient dans le secret mais beaucoup avaient lancé des alertes via les médias sociaux. Twitter, Reddit et quelques bons sites d’infos alternatifs avaient tiré la sonnette d’alarme mais trop peu avait eut le temps de réagir. Et surtout trop peu avaient pris les devants lors des premiers signes. Quand les évènements ont commencé à dégénérer, quelques petits groupes avaient pu se retirer des grandes villes pour reconstruire un brun de vie confortable loin de la guerre ou de la maladie mais très vite des groupes armés indépendants s’étaient mis à piller et à tuer sans raisons. Dire sans raisons serait mentir. Academi et consort pour ne pas les nommer avaient reçu l’ordre d’exterminer toutes personnes n’étant pas répertorié dans leur base de données. Depuis deux mille douze secrètement les états-unis avaient lancé un programme d’injection de puces RFID* aux population des grandes villes américaines et des capitales alliées. Sans le savoir les donneurs de sang, les malades hospitalisés, les personnes vaccinées, toutes et tous étaient ensuite référencés et surveillés via l’Oeil.

            Trois capitales occidentales détruites par la maladie et les bombes ; des millions de personnes sur les routes fuyant l’épidémie. Il aura fallu l’intervention de plusieurs centaines de bombardiers pour enrailler le fléau, Paris, Londres et Washington avaient disparu pour protéger le reste de la planète. L’épidémie s’était répandue si vite, avait fait tant de morts aussi rapidement. Aucun vaccins, aucune molécules connues pour faire face à la pandémie. Certains disaient que dieu avait envoyé ce fléau pour punir l’homme. C’est la que le Vatican à pris un rôle que personne n’avait imaginé. Le pape appela la population eurasienne à venir en Italie plus précisément à Rome. Pendant des mois des migrants marchaient tenus par une chose commune, la foi. Chacun d’eux soutenaient l’autre. Alors que la nourriture commença à manquer tous se mirent à chanter leur amour pour dieux et comme par miracle des avions chinois et russes leur parachutèrent des vivres. En un an pas loin d’un milliard et demi de personnes avaient traversé des mers, des montagnes sans jamais perdre espoir. C’est une fois sur place que les choses prirent une tournure tragique. Sur le trajet près d’un tiers des migrants étaient morts et une fois sur place des millions moururent de froid et de faim. L’Eglise Romaine ne pouvait nourrir tout le monde. le Pape le savait mais avait quand même lancé son appel. Les cardinaux inquiets avaient tout fait pour l’en dissuader.

            L’Europe s’était uni aux américains, en créant bon nombre de tensions internes, un seul bloc politique, monétaire et commercial. Fini les alliances transatlantiques place à un et même bloc. Diriger par une poignée de petits banquiers tous aussi dangereux les uns que les autres. Officiellement il y avait un président des Etats Unis d’Europe mais en réalité les marchés faisaient encore la loi. Plus de lobby juste une main qui joue avec les marionnettes que sont les politiques. Le monde n’est plus en crise, il est en déclin. Le peu de gens qui ont encore accès à l’information savent que le chaos est déjà là et que la fin est proche. Une seule chose pourrait ramener le calme et une lueur d’espoir mais à ce moment précis il était déjà trop tard. Trop de sang avait coulé mais jamais assez pour cette poignée de vautour. Depuis trop longtemps ils avaient perdu cette guerre mais ils leur restaient encore des fonds et ils utiliseraient tous les moyens en leurs pouvoirs pour arriver à leurs fins.

Comme à chaque crise depuis la nuit des temps ils furent les premiers a être persécutés puis vint le temps des bourgeois petit ou grand peu d’importance leur statut fut leur dernière fierté avant l’exécution sommaire. Au final aucun lieu n’était sur. Organisé en communauté la plupart était armée et n’hésitait pas à se servir de la force sans discussion préalable. Parfois une once de technologie subsistait mais il fallait être prudent car cela attisait beaucoup de convoitises. C’est la que les mercenaires entraient en jeu. Peu importe que certains choisissent la paix et le calme, ils étaient payés pour faire régner le chaos. Des heures sombres ou le seul espoir était la survie. Beaucoup s’en servaient pour maintenir les foules dans l’ignorance mais avec ses évènements d’autres s’en servaient comme arme. L’ignorance alliée à la folie donnaient depuis la nuit des temps des résultats catastrophique mais hélas il y avait toujours une infime partie qui l’utilisait et toujours les mêmes.

Cible du grand changement, ce mouvement récemment apparu qui faisait de la politique du pire son meilleur slogan. Pas un jour sans morts, partout dans le monde le Chaos, la peur de l’étranger était devenu la peur du voisin. Plus de couleur, plus de race, seul le changement importait. Ils avaient engagé des milliers de mercenaires, ils les avaient vendu aux médias comme une milice qui devait aider les citoyens à quitter les grandes villes ; armés par ce nouvel état, surentrainés, près à tout pour quelques milliers d’eurodollars par jour. Je les avais croisés en Irak et je savais le mal qu’ils pouvaient faire juste pour de l’argent. Après la disparition de Paris, le gouvernement provincial c’était déplacé à Bordeaux ; devenue pour l’heure une ville fortifiée elle avait accueilli les rescapés du parlement ainsi que ceux du gouvernement. Le gouverneur de la province n’avait pas survécu et sa chef de cabinet l’avait remplacé à la hâte. Depuis l’union des états unis et de l’Europe. La France était devenue une province malgré elle de ce nouveau monde. Un parlement qui n’avait plus aucune souveraineté et un gouverneur général sans aucun pouvoir sauf celui de la police et d’une pseudo justice. Tous les pays d’Europe de l’ouest avaient perdu ce semblent de crédibilité et étaient empêtrés dans la corruption. Ceux de l’est avait rejoins la Grande Russie Unie nouveaux symboles d’une guerre froide qui n’en disait pas son nom.

            Depuis des années je suivais les infos d’un œil distant mais mes voyages et mes rencontres m’avaient permis de voir venir les choses. A chaque fois que j’avais voyagé, les dernières années avant ces évènements, j’avais trouvé des preuves que même le Vatican n’avait pu réfuter. Toujours ce petit groupe qui nous empêchait de dire la vérité. Ils avaient la main mise sur les canaux d’informations. De la presse écrite aux radios et télévision. La plus part des grosses régies leur permettait des rentes légales. L’argent de la mafia finançait leurs sale guerre un peu partout dans le monde. Ils se finançaient aussi avec l’immigration clandestine. bon nombre de migrants mourraient en mer. Le peu de survivant finissait par errer dans les rues des capitales abandonnées. L’archéologie interdite comme on l’appelait avait ses stars mais peu d’entre eux connaissaient réellement la vérité. ils ne faisaient que l’effleurer en sortant un livre de temps en temps. Quelques Bestsellers sortaient de temps à autre mais à chaque fois soit la critique les démontait soit au contraire les ignorait. Le bouche à oreille et les forums faisaient la job. C’est au printemps deux mille quatorze que le saint père avait choisi de préparer les chrétiens à leur venu. Dans ces discours il avait désormais une petite phrase toujours dirigée dans le sens d’une rencontre prochaine. Je n’ai jamais pu lui parler en personne mais j’ai été marqué à vie par mon passage au saint siège. Encore aujourd’hui mes recherches sont liées à mon séjour dans ce lieu saint.

            Rome avait connu des heures tristes, plus personne ne voulait monter dans un train, les gens ne sortaient que pour les courses du quotidien ou pour voir la famille encore vivante, la peur menait la vie de toute les grandes capitales du mondes, les populations se réappropriaient les campagnes, la société de consommation était sur son déclin. Le peu d’argent encore en circulation ne valait pas grand chose. L’or, l’argent et surtout le troc avait remplacé le système monétaire international Une fin si proche que personne n’avait eut le temps de changer les choses.

« La nature reprendrait le dessus sur le béton » aimait crier les manifestants un jour devant l’ambassade de L Europe unis un autre devant ses fenêtres… même la religion était sur sa fin. Le déclin de la société moderne était en marche. Toutes les religions ne feraient plus qu’une. Beaucoup de personnes avaient vu venir ce moment. Au début seul certains sites en parlaient. Puis peu après l’affaire Snowden des courriels explicites avaient été publié. Le mécanisme complexe du changement était en marche et seul les vrais croyants trouveraient la paix. Cette phrase finissait chaque envoie de cette correspondance haineuse. Mais un secret encore plus lourd remuait le saint siège. Tous les plus grands états seront là et tous voudrons une réponse… que dire, que faire, leur dévoiler la vérité leur dire que les recherches de plusieurs siècles se sont maintenant concrétisés mais que la prédiction semble erroné… et surtout elle faisait peur à cette élite au abois.

            C’était un mois d’avril ordinaire si la météo n’avait pas prévu un refroidissement pour les jours prochains, le journaliste avait annoncé une chute de plus de vingt degrés.

            Le mois d’avril est plutôt clément a Rome au début du vingtième siècle mais cette année il risquait bien d’être enneigé et glacial. Le froid n’arrangeant pas ces vieux rhumatismes. Il devait faire plus attention encore. La pièce était encore un peu sombre pour l’heure mais bientôt se disait-il, il pourrait ouvrir sa fenêtre sans avoir peur de tomber malade. Le mobilier était simple mais de très belle qualité; des bois précieux, des ornements dignes des souverains des plus grands Empires. La lumière passait par une grande fenêtre centrale qui devait éclairer toute la pièce aux meilleures heures de la journée. Près de son lit trônait un cabinet en bois massif sur lequel était disposé des papier a entête et un imposant livre relié dans une matière souple et de couleur sombre, on distinguait un rouge passé qui laissait imaginer un rouge sang presque réel. La pièce était éclairée le soir par un grand lustre de cristal d’une époque révolue où les fastes et les richesses faisaient la fierté du saint siège. La porte était fermée mais on entendait déjà s’activer les fourmis, les pas pressés résonnaient dans sa tête comme le tic tac d’une montre. Au fond se trouvait un petit lavabo en marbre avec au-dessus un service de bain en porcelaine. Ils saisi le savon se frotta les mains pris ça brosse a dents et commença par un lavage sec mais précis.

Il se retourna et alla s’habiller comme il avait l’habitude de le faire seul.

            Tant qu’il pourrait s’habiller sans aide il serait capable d’occuper son poste. Après s’être nettoyé le visage et rincé la bouche, il enfila ses habits d’apparat et alla s’installer à son bureau. Chaque chose était calculée d’avance, la routine menait chacun de ses pas chacun de ses mots. Ces mains tremblaient, sa bague imposante ne faisait qu’amplifier le mouvement, comme pris d’une crise…

Ah non pas encore se dit-il ce n’est pas le moment

Il se saisit de l’imposant ouvrage et continue sa lecture…

            Le livre était poussiéreux, les pages s’effritaient presque au toucher mais il tenait à finir ce livre. La couverture l’avait interloqué, pourquoi cette matière qu’elle utilité, une reliure pareille ne pouvait pas exister… mais il fallait bien avancer et plus il tournait les pages et plus cette odeur lui emplissait les narines jusqu’à l’empêcher de respirer. Il lui restait un chapitre à finir et c’était le plus difficile ; la fin d’une histoire et le début d’une autre. Depuis longtemps il avait été mis dans la confidence alors qu’il n’était encore que prêtre. Mais un évènement dans sa paroisse lui permit de monter dans la hiérarchie sans encombre.

            Il se souvint de ce qu’on lui avait enseigné de nombreuses années auparavant lors de ses séminaires. Même en terre sainte peu était capable de déchiffrer cette langue, la kabbale lui avait fait si peur, les moindres souvenirs lui rappelaient à quel point la vie d’un homme coûtait chère et que personne ne pouvait priver un homme de la connaissance et surtout de la vie. Connaître son passé peut être plus dangereux que connaître son futur. Car si l’on prend pour principe que l’on recommence toujours les mêmes erreurs. Alors l’homme aura forcement plus de mal à l’accepter. Trop de gens étaient mort pour ces écrits. Trop de sang avait coulé pour protéger tous ces secrets. La main de dieu avait sûrement créer l’univers mais maintenant il était certain que nous n’étions pas là par hasard. Des choses s’étaient passées il y a fort longtemps. Les hommes tels que nous les connaissons n’étaient pas le fruit d’une quelconque manipulation génétique ou évolution d’un animal.

            Depuis des millions d’années l’homme existait et une poignée était maintenant au courant. Les détails n’étaient pas encore connus mais les personnes chargées des traductions avançaient à grands pas. Mes découvertes avaient aidé à cette compréhension, cette réponse qui nous hantait depuis si longtemps. D’où venons-nous. Il manquait ici ou là des morceaux de notre histoire commune mais bientôt la vérité éclaterait. Une grande conspiration entourait ce siècle et les protagonistes étaient sur le point de perdre la guerre. Ils avaient choisi une politique sanguinaire et avaient été pris au dépourvu de la façon dont les évènements avaient tourné. A part l’argent et une partie des canaux d’informations, ils ne contrôlaient plus grand chose. La terre sera leur tombeau qu’il le veuille ou non. Des forces plus importantes en avaient décidé autrement ; la Nature reprendrait bientôt ses droits, très peu d’espèces survivront et la vie suivra son cours comme la terre savait le faire depuis plusieurs milliard d’années. A chaque fin de cycle le scénario se reproduisait ainsi va la vie sur la planète bleue.

            Après s’être absenté quelques secondes il reprit ses esprits et continua sa lecture. Il avait été préparé à cette évidence mais les mots lui manquaient. Depuis le début de cette crise il avait puisé dans sa foi pour pouvoir rester debout et ne pas abandonner à son sort l’espèce humaine. Les mots résonnaient et son visage restait impassible. Au bout de quelques instants il s’arrêta de lire, le temps se figeât. Et s’il était celui dont les prophéties parlaient. Si tout ce dont il avait entendu parlé était vrai ? Il ne pouvait reculer et surtout renoncer si prêt du but. Un bruit sourd le sorti de ses pensées. Une personne en habit militaire se tenait devant la porte, l’air grave il tendit au pape un téléphone.

Il prit une grande inspiration et s’empara le combiné

Allo ? dit son excellence.

L’homme au bout du fil : Il l’a trouvé

Il ne savait comment réagir son visage se figeât.

Merci, bonne journée

Il se perdit le temps d’une respiration dans ses pensées.

Il crut que cela dura une heure et reprit le cours de sa journée.

 

Auteur: Guillaume Plain

Tous droits réservés

© Juin 2015

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